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Rapport préliminaire MOE CENCO-ECC : Félix Tshisekedi largement en tête, mais de nombreux cas d’irrégularités mettent en cause l'intégrité des résultats

la mission  d'observation électorale CENCO et ECC constate que le candidat Félix Tshisekedi s’est largement démarqué des autres avec plus de la moitié de suffrages à lui seul. Cependant, elle a documenté de nombreux cas d’irrégularités susceptibles d’affecter l’intégrité des résultats. C'est ce qui ressort du rapport préliminaire de cette mission d'observation publié ce jeudi 28 décembre 2023.

Pasteur Éric Nsenga, porte-parole de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) et Mgr Donatien Nshole, coordonnateurs de la mission d'observation CENCO-ECC au cours d’une conférence de presse le 19/12/2023 à Kinshasa. 
Diverses anomalies potentielles ont été documentées par la MOE CENCO-ECC, mettant à disposition un rapport annexé répertoriant ces incidents. Invitant la CENI, la Cour constitutionnelle et d'autres instances judiciaires compétentes à considérer sérieusement ces constats. Elle appelle à une proclamation responsable des résultats, prenant en compte l'impact de ces irrégularités sur les différents scrutins.

Se basant sur l'importance de la transparence, la MOE demande à la CENI de spécifier le nombre de bureaux de vote ouverts le 20 décembre 2023 et postérieurement, ainsi que les détail des bulletins utilisés, pour apaiser les interrogations des parties prenantes.

Pour la MOE CENCO-ECC, il est nécessaire pour la CENI de publier les résultats provisoires en se basant sur les compilations complètes de tous les Centres Locaux de Compilation des Résultats (CLCR), conformément à l'article 71 de la Loi électorale, assurant ainsi l'acceptation publique des résultats.

Par ailleurs, malgré la domination de Félix Tshisekedi avec 77,35% des voix dans la phase de publication partielle, l'opposition rejette fermement ces résultats. C'est le cas de Martin Fayulu par exemple, qui dénonce des distorsions entre les résultats et la réalité observée sur le terrain. De son côté, un autre candidat président de la République Moïse Katumbi, exprime sa solidarité et annonce des futures actions.

Olivier Kamitatu  porte-parole de Moïse Katumbi, qualifie la Cour constitutionnelle de dernier rempart du régime en place, déclarant ainsi l'intention de Katumbi de ne pas recourir à cette instance pour les contentieux électoraux en cours, car son camp politique n'accorde aucun crédit en cette institution.

L'intégralité de ce rapport est à lire sur les documents ci-dessous :






Ruffin Monga 

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