Accéder au contenu principal

RDC : 8 jours après l’arrêt de la Cour constitutionnelle, plusieurs membres du gouvernement élus députés ne veulent pas quitter leurs fauteuils

La Cour constitutionnelle a dans son arrêt rendu le 8 février 2024, enjoint les membres du gouvernement élus députés nationaux de démissionner endéans huit (8) jours au risque de perdre leurs mandats électifs. A l’expiration de ce délai, seul le vice-ministre des Affaires étrangères, Crispin Mbandu, a rendu sa démission.


En RDC, la Constitution du 18 février 2006 est claire en son article 110 au sujet de l’incompatibilité entre les fonctions au sein du gouvernement et les mandats électifs. Pour le premier ministre Jean-Michel Sama, il a été nécessaire de saisi la Cour constitutionnelle pour interprétation de cet article.

Il a été débouté le 8 février. Dans son arrêt, la Haute cour a démontré qu’il y a incompatibilité entre les deux fonctions. Elle a par conséquent, fixé un ultimatum de 8 jours aux membres du gouvernement, mandataires actifs et gouverneurs élus députés nationaux pour faire le choix entre leurs fonctions et le mandat électif.

Ce samedi 17 février, ce délai expire (il faut enlever le dimanche 11 février, jour non ouvrable) mais force est de constater que seul un membre du gouvernement, le vice-ministre des Affaires étrangères, a démissionné. Les autres, se cramponnent toujours au gouvernement.

Selon certaines indiscrétions, les membres du gouvernement concernés, dont le premier ministre, compteraient démissionner au plus tard au huitième jours à compter du lundi 12 février, date à laquelle la plénière de l’Assemblée nationale a validé les pouvoirs des élus. Ce qui signifie qu’ils pourront le faire d’ici le 21 février prochain.



Commentaires

Articles les plus consultés

Mini sommet d’addis-abeba sur la RDC : face à Paul Kagame Félix Tshisekedi affirme que la RDC ne va jamais négocier avec le M23

Présent lors des travaux à huis clos du mini-sommet sur la situation sécuritaire en RDC vendredi 16 février, à Addis-Abeba, le chef de l'état congolais Félix Tshisekedi a dans son intervention, démontré l’implication du Rwanda dans l’entretien de l’insécurité et le pillage des richesses dans l’Est du Congo. Il a par la suite affirmé haut et fort que la RDC ne va jamais négocier avec le M23, et qu'elle veut la paix, mais pas à n’importe quel prix . Pour le Chef de l’État congolais, avant de parler paix, il faut déconstruire les mensonges et les manipulations du Rwanda en attaquant le mal pour rétablir la vérité. Félix Tshisekedi a tout dit en face, devant témoins et sans ambages, fait savoir le Ministre de la communication et des Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, qui accompagne le Président Tshisekedi. Pour le Président congolais, cette guerre n’est pas une invention de la RDC. " C’est une guerre pour continuer le pillage de mon pays et faire le bonheur ...