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Kinshasa : des violences lors de manifestations anti-occidentales

Les manifestants accusent l'Occident et les Nations unies de passivité face à l’agression du pays par les rebelles du M23 appuyés par le Rwanda. Des chancelleries sont appelées à plier bagage, en dépit de plusieurs condamnations du Rwanda, notamment par les États-Unis et l’Union européenne (UE). Ces manifestations interviennent après un appel à mobilisation lancé par deux prédicateurs proches du régime contre les chancelleries occidentales à Kinshasa.


Ce samedi 10 février, une centaine de manifestants se sont réunis à proximité des ambassades américaine, chinoise et portugaise à Kinshasa, non loin également du quartier général de la Monusco. Ils ont été stoppés par la police à l'entrée de l'avenue des Aviateurs, qui abrite ces représentations diplomatiques.

Certains étaient munis de banderoles sur lesquelles on pouvait lire « dégagez, bandes d’hypocrites », « agissez ou partez » ou encore, « l’Occident complice du génocide congolais ». Au-delà des communiqués, ces manifestants souhaitent que les chancelleries occidentales mènent des actions plus fortes contre le Rwanda. 

Plusieurs véhicules de la Monusco ont été brûlés. Bintou Keita, l’émissaire de l’ONU dans le pays, a dénoncé dans un communiqué des menaces et attaques « inacceptables » contre les agents des Nations unies et leurs familles. Des pneus ont aussi été incendiés sur le boulevard du 30-Juin.

Des ONG de la société civile, comme la fondation Bill Clinton pour la paix, ont dénoncé « la complaisance » des forces de sécurité face aux protestataires.

Plus tôt dans la semaine, les ambassades de France et de Grande-Bretagne avaient aussi été ciblées. 

À l’issue d’une réunion urgente de sécurité, le gouvernement congolais a condamné « énergiquement ces actes de violence ».

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