Accéder au contenu principal

Incompatibilité des mandats publics : quelques ministres quittent le Gouvernement pour l’Assemblée nationale

Quelques membres du Gouvernement élus députés ont quitté leurs fauteuils de l’exécutif pour occuper leurs sièges à l’Assemblée nationale alors que le délai leur accordé pour opérer ce choix expire ce mardi 20 février à minuit.


Parmi ceux qui ont exprimé le choix pour l’Assemblée nationale, il y a notamment Vital Kamerhe(Économie), Jean-Pierre Lihau (Fonction publique), Antipas Mbusa (Intégration régionale), Crispin Mbadu (Vice-ministre des Affaires étrangères), Claudine Ndusi (Emploi) et Puis Muabilu (Urbanisme et habitat).

Jean-Pierre Lihau et Vital kamerhe, par exemple, ont adressé leurs lettres de démission du gouvernement, lundi 19 février, au président du bureau d’âge de l’Assemblée nationale.

Ces correspondances confirment leur choix pour l’organe législatif national.

Plusieurs autres membres du gouvernement déposent également leurs lettres de démission ce mardi, date de l’expiration du délai de 8 jours accordés aux mandataires en situation de cumul de fonctions, définie dans l’article 108 de la constitution.

Le Premier ministre Sama Lukonde, le président du Senat Bahati Lukwebo n’ont pas encore choisi entre leurs fonctions actuelles et la nouvelle assemblée nationale.

C’est aussi le cas pour plusieurs autres députés, sénateurs, ministres provinciaux et une trentaine de membres du gouvernement.

Ces derniers ont jusqu’à minuit ce mardi pour se prononcer sur leur choix.

D’après le professeur en droit et député national, Gary Sakata, aucune disposition dans l’article 108 de la Constitution n’oblige les membres du Gouvernement à démissionner pour siéger au Parlement.

Pour cet élu, l’article 19 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et l’article 129 de la loi électorale évoquent l’option à lever en lieu et place d’une démission.

Certains ministres ayant opté pour des sièges à l’Assemblée nationale ont déclaré qu’ils vont continuer d’expédier les affaires courantes au Gouvernement.

Commentaires

Articles les plus consultés

Crise dans l’est de la RDC : le Rwanda «clarifie sa position en matière de sécurité»

Trois jours après un mini-sommet à Addis-Abeba sur la situation dans l'est de la République du Congo (RDC), les autorités rwandaises ont publié un communiqué dans la nuit du 17 au 18 février pour clarifier leur « position en matière de sécurité ». Ce week-end, les États-Unis ont demandé le retrait des forces rwandaises présentes dans l'est de la RDC, et de nouveau accusé Kigali de soutenir les rebelles du M23. Le Rwanda clarifie sa position sécuritaire dans un communiqué publié dans la nuit du 18 au 19 février 2024. Après l’intensification des violences autour de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ces dernières semaines et les déclarations américaines qui accusent de nouveau Kigali de soutenir le groupe armé du M23, le Rwanda dénonce une menace réelle pour sa sécurité et affirme être prêt à prendre toutes les dispositions pour se défendre. « Le Rwanda se réserve le droit de prendre toutes les mesures légitimes pour défendre son pays . » C’est ce qu’af...