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RDC: Les États-Unis condamnent fermement les actions du M23 et pointe du doigt l’implication du Rwanda

Les États-Unis ont vivement condamné la recrudescence de la violence dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) attribuée aux actions du groupe armé M23 soutenu par le Rwanda, sanctionné par les États-Unis et l'ONU, notamment ses récentes incursions dans la ville de Sake, a déclaré samedi Matthew Miller, porte-parole du Département d’État américain.


Selon Matthew Miller, les États-Unis appelle le M23 à la cessation immédiate des hostilités dans la partie Est de la RDC.

Nous appelons le M23 à cesser immédiatement les hostilités et à se retirer de ses positions actuelles autour de Sake et Goma, conformément aux processus de Luanda et de Nairobi. Les États-Unis condamnent le soutien du Rwanda au groupe armé M23 et appellent le Rwanda à retirer immédiatement tout le personnel des Forces de défense rwandaises de la RDC et à retirer ses systèmes de missiles sol-air, qui menacent la vie des civils, des Casques bleus et d'autres acteurs humanitaires et des vols commerciaux dans l'est de la RDC.

Il a également souligné qu'il est essentiel que tous les États respectent la souveraineté et l'intégrité territoriale de chacun et tiennent tous les acteurs responsables des violations des droits de l'homme dans le conflit dans l'est de la RDC.

Sur le terrain, les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont signalé une attaque au drone à l'aéroport de Goma (Nord-Kivu) tôt ce samedi 17 février vers 2 h 00 du matin par les forces de défense du Rwanda (RDF).

Le porte-parole de l'armée dans la région, le lieutenant-colonel Guillaume Ndjike, a déclaré : "Dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 février à 2 heures du matin heures locales, les drones d'attaques de l'armée rwandaise qui ont quitté évidemment le territoire rwandais ont violé les limites territoriales de la République démocratique du Congo et ont visé les aéronefs des Forces armées de la République démocratique du Congo. Cependant, nous vous informons que les aéronefs des FARDC n'ont pas été touchés mais ce sont plutôt les avions civils qui ont été non seulement touchés, mais aussi endommagés".

Par ailleurs, le président angolais João Lourenço a proposé ce vendredi à Addis-Abeba un dialogue direct entre ses homologues du Rwanda et de la République démocratique du Congo (RDC) afin de mettre fin au conflit entre ces deux pays voisins, lors de la trente-septième conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine.

Les États-Unis ont également appelé le gouvernement congolais à plus de responsabilité concernant le traitement vis-à-vis des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) : « Nous exhortons le gouvernement de la RDC à continuer de soutenir des mesures de renforcement de la confiance, y compris en cessant de coopérer avec les FDLR, un groupe armé désigné comme une "force négative" par les organes régionaux et le gouvernement de la RDC, et qui expose la population civile à des risques. Nous continuons à soutenir les efforts diplomatiques régionaux qui favorisent la désescalade et créent les conditions d'une paix durable en RDC, et nous appelons toutes les parties à participer de manière constructive à la recherche d'une solution négociée ».

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