Accéder au contenu principal

Création des plateformes au sein de l’Union Sacrée : pourquoi l’UDPS s'insurge contre Kamerhe et fait l’aveugle chez Sama Lukonde ?

"Traîtres, complot contre le Chef de l’État, jaloux…”, ce sont les qualificatifs collés par certains communicateurs et membres de l’UDPS à Vital Kamerhe depuis la création de la plateforme “Pacte pour un Congo retrouvé” qui connait la participation de Tony Kanku Shiku, Julien Paluku et Jean Lucien Busa. Pourquoi L'UDPS s'en prend seulement à Vital Kamerhe et non au premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde qui a pris le même chemin en créant sa plateforme "Dynamique Agissons et Bâtissons"?


Lors de la rentrée parlementaire le lundi 29 janvier, les militants de l’UDPS qui accompagnaient leurs députés à l’hémicycle du palais du peuple, huaient l’ancien Directeur de cabinet du Président Félix Tshisekedi. Un comportement condamné après par Augustin Kabuya, Secrétaire général de ce parti présidentiel.

Au sein de l’Union Sacrée de la Nation, une autre plateforme a été également créée par le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde, au nom de “Dynamique Agissons et Bâtissons” avec Guy Loando, Muhindo Nzangi, Fifi Masuka, Godefroid Mayobo, Danny Banza, Jonathan Bialosuka Wata, Modeste Mutinga et Tibasima.

Paradoxalement à Vital Kamerhe, la Dynamique Agissons et Bâtissons semble ne pas déranger l’union sacrée et les militants et cadres de l’UDPS y ferment les yeux.

Le poids des députés entre ces deux plateformes va à l’avantage de celle de Vital Kamerhe qui compte plus de 230 députés nationaux et provinciaux face à la formation politique de Jean-Michel Sama Lukonde qui a 72 députés nationaux et une centaine de députés provinciaux. C’est peut-être ces chiffres qui bougent le parti présidentiel.

Selon quelques cadres interrogés à ce sujet, cette création n’est pas une bonne image de l’Union sacrée qui pourrait avoir des fissures dans les prochains jours et cela va déstabiliser les institutions du pays.

Lors du lancement de la plateforme Pacte pour un Congo Retrouvé, les initiateurs avaient souligné que la mission est de renforcer la cohésion au sein de l’Union Sacrée de la Nation sous la vision du Président Félix Tshisekedi, mais également renforcer la majorité parlementaire durant la nouvelle législature.

Commentaires

Articles les plus consultés

Mini sommet d’addis-abeba sur la RDC : face à Paul Kagame Félix Tshisekedi affirme que la RDC ne va jamais négocier avec le M23

Présent lors des travaux à huis clos du mini-sommet sur la situation sécuritaire en RDC vendredi 16 février, à Addis-Abeba, le chef de l'état congolais Félix Tshisekedi a dans son intervention, démontré l’implication du Rwanda dans l’entretien de l’insécurité et le pillage des richesses dans l’Est du Congo. Il a par la suite affirmé haut et fort que la RDC ne va jamais négocier avec le M23, et qu'elle veut la paix, mais pas à n’importe quel prix . Pour le Chef de l’État congolais, avant de parler paix, il faut déconstruire les mensonges et les manipulations du Rwanda en attaquant le mal pour rétablir la vérité. Félix Tshisekedi a tout dit en face, devant témoins et sans ambages, fait savoir le Ministre de la communication et des Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, qui accompagne le Président Tshisekedi. Pour le Président congolais, cette guerre n’est pas une invention de la RDC. " C’est une guerre pour continuer le pillage de mon pays et faire le bonheur ...

Crise dans l’est de la RDC : le Rwanda «clarifie sa position en matière de sécurité»

Trois jours après un mini-sommet à Addis-Abeba sur la situation dans l'est de la République du Congo (RDC), les autorités rwandaises ont publié un communiqué dans la nuit du 17 au 18 février pour clarifier leur « position en matière de sécurité ». Ce week-end, les États-Unis ont demandé le retrait des forces rwandaises présentes dans l'est de la RDC, et de nouveau accusé Kigali de soutenir les rebelles du M23. Le Rwanda clarifie sa position sécuritaire dans un communiqué publié dans la nuit du 18 au 19 février 2024. Après l’intensification des violences autour de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ces dernières semaines et les déclarations américaines qui accusent de nouveau Kigali de soutenir le groupe armé du M23, le Rwanda dénonce une menace réelle pour sa sécurité et affirme être prêt à prendre toutes les dispositions pour se défendre. « Le Rwanda se réserve le droit de prendre toutes les mesures légitimes pour défendre son pays . » C’est ce qu’af...