Accéder au contenu principal

Nord-Kivu : à Mushaki le M23 impose des taxes forfaitaires aux usagers de la route

Les rebelles du M23 ont instauré des taxes forfaitaires pour les voyageurs et autres camionneurs qui fréquentent les tronçons routiers Sake-Mushaki-Masisi-centre et Mushaki-Rubaya à Mushaki, dans le territoire de Masisi, à 40 kilomètres au nord-ouest de la ville de Goma (Nord-Kivu), a indiqué, mercredi 10 janvier, la société civile locale.


Des sources sur place renseignent que l’occupation de la cité par ces rebelles depuis plus d’un mois entraine des conséquences socio-économiques néfastes dans la vie quotidienne de la population dans la chefferie des Bahunde.

Le responsable de la société civile dans le groupement de Kamuronza affirme que pour se rendre à Rubaya, plus à l’ouest de la cité de Mushaki, il est demandé à chaque voyageur de débourser 10 000 francs congolais à l’aller comme au retour.

A Mushaki toujours, poursuit-il, les petits véhicules communément appelés « six goujons » payent à chaque passage 320 dollars américains alors que les gros véhicules déboursent 400 dollars américains à chaque voyage vers Mushaki.

Cette situation impacte négativement l’économie des habitants de cette partie du territoire de Masisi qui ne vit que de l’agriculture.

Elle est à la base de la hausse des prix des biens sur le plan local. A Sake par exemple, le prix des denrées alimentaires a presque doublé.

Un panier de pommes de terre qui récemment coûtait encore 80.000 francs congolais se vend aujourd’hui à 150.000 francs congolais. 

Une coupe de haricots qui s’achetait à trois 3 000 francs congolais revient actuellement à 3.500 francs congolais.

Un kilogramme de viande de bœuf qui s’achetait à 10.000 FC revient en ce moment à 15.000 FC.

Commentaires

Articles les plus consultés

Crise dans l’est de la RDC : le Rwanda «clarifie sa position en matière de sécurité»

Trois jours après un mini-sommet à Addis-Abeba sur la situation dans l'est de la République du Congo (RDC), les autorités rwandaises ont publié un communiqué dans la nuit du 17 au 18 février pour clarifier leur « position en matière de sécurité ». Ce week-end, les États-Unis ont demandé le retrait des forces rwandaises présentes dans l'est de la RDC, et de nouveau accusé Kigali de soutenir les rebelles du M23. Le Rwanda clarifie sa position sécuritaire dans un communiqué publié dans la nuit du 18 au 19 février 2024. Après l’intensification des violences autour de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ces dernières semaines et les déclarations américaines qui accusent de nouveau Kigali de soutenir le groupe armé du M23, le Rwanda dénonce une menace réelle pour sa sécurité et affirme être prêt à prendre toutes les dispositions pour se défendre. « Le Rwanda se réserve le droit de prendre toutes les mesures légitimes pour défendre son pays . » C’est ce qu’af...