Accéder au contenu principal

Nord-Kivu : Huit personnes tuées à la suite de l’attaque d’une église à Oicha par les ADF

Mardi 30 janvier, au moins huit civils ont été tués dans une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des ADF à Vuchika, un village situé à l’Ouest de Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni. Selon la société civile et les autorités locales, les corps des victimes ont été acheminés à la morgue de l’hôpital général de référence d’Oicha. Ce mercredi 31 janvier matin, la fouille se poursuivait toujours dans l’espoir de retrouver d’éventuels disparus, dont la plupart étaient des membres d’une église locale.


Cette énième attaque intervient 24 heures après celle qui a causé huit morts lundi à Matadi et Kangayi, deux villages du groupement de Babila-Bakaiko toujours dans le territoire de Beni.

Selon Nicolas Kikuku, le bourgmestre de la commune rurale d’Oicha, les victimes de l’attaque d’hier à Vutchika ont été tuées à l’arme blanche. Il s’agit des adeptes d’une église chrétienne de la place. Elles ont été surprises en plein culte par les assaillants. Au moins trente personnes ont également été prises en otage au cours de cette nouvelle attaque des rebelles des ADF, indique-t-il.

La société civile locale déplore cette nouvelle attaque des ADF contre les civils dans la région.

Cette attaque qui a provoqué un nouveau déplacement de la population vers des endroits supposés sécurisés. Pour l’instant, indique le bourgmestre de la commune rurale d’Oicha, plusieurs familles sollicitent l’accompagnement de l’armée pour se rendre sur le lieu de l’attaque pour tenter de retrouver les membres de leurs familles qui n’ont pas répondu à l’appel.

L’armée qui n’a pas encore donné sa réaction, serait en train de pourchasser les assaillants qui ont pris la direction de l’Ouest de la route nationale numéro 4.

Commentaires

Articles les plus consultés

Crise dans l’est de la RDC : le Rwanda «clarifie sa position en matière de sécurité»

Trois jours après un mini-sommet à Addis-Abeba sur la situation dans l'est de la République du Congo (RDC), les autorités rwandaises ont publié un communiqué dans la nuit du 17 au 18 février pour clarifier leur « position en matière de sécurité ». Ce week-end, les États-Unis ont demandé le retrait des forces rwandaises présentes dans l'est de la RDC, et de nouveau accusé Kigali de soutenir les rebelles du M23. Le Rwanda clarifie sa position sécuritaire dans un communiqué publié dans la nuit du 18 au 19 février 2024. Après l’intensification des violences autour de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ces dernières semaines et les déclarations américaines qui accusent de nouveau Kigali de soutenir le groupe armé du M23, le Rwanda dénonce une menace réelle pour sa sécurité et affirme être prêt à prendre toutes les dispositions pour se défendre. « Le Rwanda se réserve le droit de prendre toutes les mesures légitimes pour défendre son pays . » C’est ce qu’af...