Accéder au contenu principal

Assemblée nationale : le parti LGD de Matata lève l’option de participer aux travaux de l’Assemblée nationale issue des dernières élections sans toutefois attendre la décision collective de l'opposition

Augustin Matata Ponyo, leader du parti politique Leadership et gouvernance pour le développement ( LGD) et l'un des meilleurs élus de la République lors des dernières élections législatives nationales, a pris part à l'ouverture de la session inaugurale de la 4e législature à l'Assemblée nationale. Cette participation a suscité des réactions dans l'environnement sociopolitique congolais au regard de ses précédentes prises de position sur les élections générales du 20 décembre dernier. 


Selon Franklin Tshiamala, secrétaire général du parti politique Leadership et gouvernance pour le développement (LGD), la participation de leur leader aux travaux de la chambre basse du parlement est conforme à l'option levée en interne par sa famille politique.

Naturellement, le parti politique Leadership et gouvernance pour le développement (LGD ) a déjà levé l'option d'y participer. Donc le président national du parti (Matata Ponyo) qui se trouve être par ailleurs notre élu du parti pour la province de Maniema principalement de la ville de Kindu y est allé conformément à une option que le parti a levé", a indiqué Franklin Tshiamala ce mardi 30 janvier.

L’opposition n’a pas officiellement levé l’option de prendre part aux travaux de la chambre basse mise en place à l’issue des élections jugées chaotiques, suite notamment aux actes de fraude. M. Tshiamala souligne que les appels à l’annulation des scrutins et les dénonciations des fraudes par l’opposition n’ont pas trouvé gain de cause. D’où, il faut prendre part aux travaux parlementaires. 

Ces dénonciations ont changé quoi ? Elles ont changé quoi dans la perception de l'opinion nationale et dans la perception de l'opinion internationale? Vous avez suivi les réactions de la quasi-totalité des puissances occidentales, nous avons dénoncé comme il était de notre droit de le faire, … le vin est tiré, il faut le boire même s'il est amère buvez-le, faites en sorte qu'à l'avenir des situations comme ça ne se reproduisent plus. Ce qui est fait, Félix Tshisekedi est Président, ceux qui sont mal élus comme députés nationaux, ceux qui sont non élus mais proclamés par la CENI sont déjà proclamés, nous prenons acte", a-t-il ajouté.

Ancien premier ministre et également candidat Président, l’opposant Matata avait brandi la menace de mettre à la disposition des autorités compétentes les preuves des irrégularités qui ont émaillé les élections du 20 décembre 2023. Avec ses pairs de l’opposition, il a dénoncé une fraude organisée par le pouvoir et exécutée par la CENI.

Pendant ce temps, Moïse Katumbi, un autre opposant dont le parti a pu récolter 18 députés et quelque cinq autres inscrits sur une deuxième liste, fait attendre une réunion pour lever une option de participer ou non aux travaux de l’Assemblée nationale. 

Commentaires

Articles les plus consultés

Élections 2023 : certaines organisations de la société civile demandent l’annulation des résultats des bureaux ayant fonctionné après le 20 décembre

Plusieurs organisations de la société civile demandent à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de publier la liste des bureaux de vote qui ont fonctionné après le 20 décembre 2023, en violation de la loi électorale et d’ignorer les résultats de ces bureaux de vote pour ne considérer que les choix valablement exprimés dans les bureaux qui ont respecté les normes légales.  Dans un communiqué publié ce vendredi 29 décembre, ces organisations ont fait savoir qu'ils demandent à la centrale electorale, d'annuler les votes des bureaux qui ont ouvert après le 2 décembre dernier. Les organisations de la société civile acteurs majeurs de cette composante viennent de signer pour l’annulation des élections de décembre 2023 parce qu’on ne parlera jamais des scrutins du 20 décembre parce qu’ayant été organisés sur un nombre de jours. Au regard non seulement de la gravité des irrégularités mais surtout de la fréquence et de la multiplicité des irrégularités graves observées p...

Kwilu : candidat malheureux aux législatives nationales, Noël Ngiama Werrason exprime son indignation et se dit victime d’un coup monté

Le candidat député national dans le territoire de Bulungu, province du Kwilu, Noël Ngiama Makanda, alias Werrason,  n'a pas été élu. Dans une vidéo virale qu'il a publié ce dimanche 14 janvier sur les réseaux sociaux, après la publication des résultats provisoires, le candidat exprime son indignation face à ce qu'il qualifie de « coup monté ». Noël Ngiama Makanda se dit très déçu des résultats provisoires proclamés par la CENI, affirmant ne pas avoir été cité dans la fraude électorale. Selon lui, ces résultats marquent le calvaire de ses nombreux électeurs et entravent la lutte pour la promotion de la culture et l'amélioration des conditions de vie de la population. Mon nom n’a pas été cité parmi les fraudeurs, même pas un écho. Mais j’ai été très touché aujourd’hui à 1 heure du matin. Ceux qui ont voté pour moi sont déçus, ils vont pleurer, vous les avez touchés au plus profond du cœur. Parce que j’avais un seul but une fois au parlement, défendre la culture, mon trava...

RDC/Uganda : malgré l’effectivité de la zone de libre-échange entre les deux pays, les Congolais continuent à payer le visa d’entrée en Ouganda

Malgré la correspondance du gouvernement ougandais du 12 décembre dernier annonçant l’effectivité de la zone de libre-échange au 1er janvier 2024 entre les deux pays, les Congolais continuent de payer le visa d’entrée en Ouganda. De nombreux commerçants de la province congolaise de l’Ituri, par exemple, disent avoir payé le visa d’entrée fixé à 50 USD dans ce pays voisin. Selon eux, la mesure de libre circulation des personnes et de leurs biens entre la RDC et l’Ouganda n’est pas toujours d’application. Les commerçants congolais déplorent ce retard et sollicite l’implication des autorités de deux pays. Certains en provenance de Kasenyi, au bord du lac Albert, se sont rendus lundi 1er janvier dans la localité ougandaise de Toroko, moyennant le paiement du visa d’entrée fixé à 50 dollars. Ils se disent surpris car la mesure de libre-échange devrait être appliquée dans les deux pays à partir du premier janvier 2024. Le même constat est fait par certains opérateurs économiques congolais de...