Accéder au contenu principal

Observations électorales : La CENCO et l’ECC demandent au Procureur général d'ouvrir des poursuites contre les auteurs d'actes de violation et de fraude électorales

Dans une déclaration commune ce 4 janvier 2024, les présidents de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et de l'Église du Christ au Congo (ECC), ont appelé la Commission électorale nationale indépendante à faire la lumière sur tous les cas d’irrégularités documentés par les parties prenantes lors des opérations de vote du 20 décembre 2023.


Disant avoir lu avec intérêt la déclaration préliminaire de la Mission d'Observation Electorale conjointe, la MOE CENCO/ECC sur les élections du 20 décembre, dont ils saluent le professionnalisme et le travail, les présidents de la CENCO et l’ECC disent noter les efforts accomplis par la CENI et le Gouvernement ainsi que par les autres parties prenantes pour l'organisation de ces élections dans le délai constitutionnel, dans un contexte particulièrement difficile du point de vue sociopolitique,économique et sécuritaire.

La CENCO et l’ECC saluent également l'engagement du peule congolais qui s'est mobilisé à aller voter en dépit, disent-elles, des désagréments liés au déploiement tardif des matériels sensibles et aux dysfonctionnements des Dispositifs Electroniques de Vote (DEV) dans les bureaux de vote, ainsi que sa vigilance qui a mis à découvert des cas d'irrégularités. 

Ce geste civique hautement symbolique prouve à suffisance que le Peuple congolais a atteint une maturité qui ne peut plus permettre la manipulation politicienne ou l'imposition de la fraude électorale », lit-on dans la déclaration. 

Elles déplorent par ailleurs le fait que le processus électoral ait connu plusieurs cas de « violation » du cadre légal de l'administration électorale et, partant, a occasionné plusieurs irrégularités documentées dans les annexes de la déclaration préliminaire de la MOE CENCO-ECC.

Au regard de ces irégularités, en plus des recommandations formulées dans la déclaration préliminaire de la MOE CENCO-ECC dont la mise en euvre aurait le mérite de rassurer les uns et les autres, de consolider la paix, la cohésion et la stabilité en RD Congo, les présidents de la CENCO et de l’ECC demandent à la Centrale électorale de faire la lumière sur tous les cas documentés par les différentes parties prenantes. 

Une commission d'enquête indépendante et mixte, s'avère nécessaire. Car, de cette lumière dépend aussi l'acceptation des résultats à chaque niveau des scrutins », estiment la CENCO et l’ECC. 

Dans cette même déclaration, la CENCO et l’ECC demandent au Procureur Général près la Cour constitutionnelle de se

saisir d'office de toute dénonciation en rapport avec les irrégularités afin d'amener la haute juridiction de la sincérité électorale à dire le droit et redorer la fierté de notre République.

Nous condamnons fermement la violence aussi bien verbale que physique, observée tout au long de ce présent processus. Nous demandons au Procureur Général de la République, en sa qualité de garant de l'action publique, d'ouvrir des poursuites judiciaires à l'endroit de tous les auteurs d'actes de violation et de fraude électorales », lit-on dans la déclaration.

La CENCO et l’ECC encouragent toutes les les parties prenantes à recourir à des voies pacifiques pour toute sorte de revendications et invitent la CENI à honorer engagement pris devant la Nation de publier les résultats provisoires dans le respect de l'article 71 de la Loi électorale notamment, bureau de vote par bureau de vote.

Elles exhortent également les congolais à demeurer unis et vigilants dans le combat contre les antivaleurs, d'où qu'elles viennent.

Les quelques points de cette déclaration sont à lire sur le document ci-dessous :



Commentaires

Articles les plus consultés

Élections 2023 : certaines organisations de la société civile demandent l’annulation des résultats des bureaux ayant fonctionné après le 20 décembre

Plusieurs organisations de la société civile demandent à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de publier la liste des bureaux de vote qui ont fonctionné après le 20 décembre 2023, en violation de la loi électorale et d’ignorer les résultats de ces bureaux de vote pour ne considérer que les choix valablement exprimés dans les bureaux qui ont respecté les normes légales.  Dans un communiqué publié ce vendredi 29 décembre, ces organisations ont fait savoir qu'ils demandent à la centrale electorale, d'annuler les votes des bureaux qui ont ouvert après le 2 décembre dernier. Les organisations de la société civile acteurs majeurs de cette composante viennent de signer pour l’annulation des élections de décembre 2023 parce qu’on ne parlera jamais des scrutins du 20 décembre parce qu’ayant été organisés sur un nombre de jours. Au regard non seulement de la gravité des irrégularités mais surtout de la fréquence et de la multiplicité des irrégularités graves observées p...

Kwilu : candidat malheureux aux législatives nationales, Noël Ngiama Werrason exprime son indignation et se dit victime d’un coup monté

Le candidat député national dans le territoire de Bulungu, province du Kwilu, Noël Ngiama Makanda, alias Werrason,  n'a pas été élu. Dans une vidéo virale qu'il a publié ce dimanche 14 janvier sur les réseaux sociaux, après la publication des résultats provisoires, le candidat exprime son indignation face à ce qu'il qualifie de « coup monté ». Noël Ngiama Makanda se dit très déçu des résultats provisoires proclamés par la CENI, affirmant ne pas avoir été cité dans la fraude électorale. Selon lui, ces résultats marquent le calvaire de ses nombreux électeurs et entravent la lutte pour la promotion de la culture et l'amélioration des conditions de vie de la population. Mon nom n’a pas été cité parmi les fraudeurs, même pas un écho. Mais j’ai été très touché aujourd’hui à 1 heure du matin. Ceux qui ont voté pour moi sont déçus, ils vont pleurer, vous les avez touchés au plus profond du cœur. Parce que j’avais un seul but une fois au parlement, défendre la culture, mon trava...

RDC/Uganda : malgré l’effectivité de la zone de libre-échange entre les deux pays, les Congolais continuent à payer le visa d’entrée en Ouganda

Malgré la correspondance du gouvernement ougandais du 12 décembre dernier annonçant l’effectivité de la zone de libre-échange au 1er janvier 2024 entre les deux pays, les Congolais continuent de payer le visa d’entrée en Ouganda. De nombreux commerçants de la province congolaise de l’Ituri, par exemple, disent avoir payé le visa d’entrée fixé à 50 USD dans ce pays voisin. Selon eux, la mesure de libre circulation des personnes et de leurs biens entre la RDC et l’Ouganda n’est pas toujours d’application. Les commerçants congolais déplorent ce retard et sollicite l’implication des autorités de deux pays. Certains en provenance de Kasenyi, au bord du lac Albert, se sont rendus lundi 1er janvier dans la localité ougandaise de Toroko, moyennant le paiement du visa d’entrée fixé à 50 dollars. Ils se disent surpris car la mesure de libre-échange devrait être appliquée dans les deux pays à partir du premier janvier 2024. Le même constat est fait par certains opérateurs économiques congolais de...