Accéder au contenu principal

Haut-Lomami: la société civile de Luena appelle l'Etat à sécuriser les ressortissants kasaïens

Mercredi 3 janvier, la société civile de Luena a déploré  les exactions dont sont victimes des familles Kasaïennes dans cette cité du Haut-Lomami. Elle a appelé l’Etat à les sécuriser pour que chaque victime retourne dans sa maison et reprenne ses activités comme par le passé. 


À luena, de nombreux ressortissants de l’espace grand Kasai sont toujours dans la gare depuis plus ou moins une semaine. Ils y passent la nuit à la belle étoile après avoir été expulsés de leurs maisons par des jeunes ou des autochtones de cette commune urbano-rurale du territoire de Bukama.

Il est en train de pleuvoir chaque jour. Nous avons des enfants et même des vieillards ils sont en train de passer la vie à la belle étoile, ils peuvent attraper des maladies", a alerté Johnny Nday Kalumba, coordonnateur de la société civile de Luena. 

Il souhaite que ces personnes rentrent à la maison pour reprendre la vie normale, estimant que "la commune de Luena ne peut être développée avec une seule tribu. Luena doit être développé avec tout le monde".

Selon lui, l’Etat doit prendre des dispositions "pour que chacun rentre chez lui avec une meilleure sécurité. Nous sommes obligés de rester ensemble, nous tous sommes tous des congolais".

Des ressortissants de l'espace Grand Kasaï passent, depuis dimanche 31 décembre, la nuit à la gare de Luena. Elles disent avoir été chassées de leurs habitations par certains autochtones, qui leur reprochent le triomphalisme après la publication des résultats provisoires de l'élection présidentielle par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Ces résultats ont donné vainqueur Félix Antoine Tshisekedi, un autre ressortissant de l’espace Kasaï.

Commentaires

Articles les plus consultés

Nord-Kivu : l’Armée poursuit des bombardements sur des positions des rebelles dans les zones de Karuba, Mushaki et Musekera

Au Nord-Kivu, l’Armée de la RDC poursuit des bombardements par l’artillerie ce mercredi 31 janvier sur les positions des rebelles dans la zone de Karuba, Mushaki et Musekera, à une dizaine de km de Sake vers les collines. D’après les sources contactées par Radio Okapi, les FARDC maintiennent la pression pour tenter de déloger les rebelles qui occupent ces localités du groupement Bashali.  C’est depuis plus d’une semaine que cette région connaît des affrontements violents à l’arme lourde, occasionnant des dégâts collatéraux importants.  Le lundi dernier, les autorités provinciales ont rendu visite aux blessés, habitants de Sake ainsi que les familles victimes des bombardements.  Deux personnes sont décédées, 12 blessés graves et 7 maisons détruites, affirme la société civile de Kamurhonza.  Depuis le weekend dernier, dans la zone de Mweso-Kitshanga, dans le groupement Bashali Mokoto, toujours occupée par les rebelles du M23, la situation est calme.  

RDC: pourquoi une nouvelle alliance de 100 députés au sein de la majorité parlementaire ?

Le mardi 23 janvier à Kinshasa, les ministres Vital Kamerhe, Julien Paluku, Jean-Lucien Bussa, et Tony Kanku, leaders des principaux regroupements politiques au sein de la majorité, ont lancé une alliance regroupant plus de 100 députés nationaux sur les 500 que doit compter l'Assemblée. Cette initiative - interne à la majorité - se veut ouverte à toute adhésion. Officiellement, l'UDPS, le parti présidentiel, ne s'oppose pas à la formation de de ce nouveau bloc. Pour certains proches de Félix Tshisekedi il y'a lieu de s’interroger sur l'opportunité de lancer cette initiative. Certains proches du président qualifient l'initiative, portée notamment par Vital Kamerhe, « d'agitation ». Un membre du cabinet de Félix Tshisekedi a dit que «C'est la course au positionnement. C’est la course à qui veut être chef du gouvernement ou président des institutions. C'est de la surenchère.» «Renforcer la cohésion» De sont côté, Vital Kamerhe rejette catégoriquement c...

Kolwezi : la voirie urbaine se meurt!

A Kolwezi chef-lieu del province du lualaba, plusieurs routes présentent un état de délabrement sur certains tronçons de la voirie urbaine. Pourtant, le gouvernement provincial s'est activé au cours des récents mois, dans le but de doter cette ville dite capitale mondiale du cobalt, des infrastructures routières adéquates, afin de permettre une bonne fluidité de la circulation. Côté usagers, l'on s'interroge sur la durabilité des artères réhabilitées dans cette ville minière, et d'un manque d'entretien de ces routes qui seraient à la base de cette situation. Pourquoi la plupart des routes réhabilitées à Kolwezi n'arrivent pas à atteindre cinq ans d'existence sans présenter des états de délabrement ? C'est la question que se pose un habitant du quartier mutoshi qui a pris l'exemple de l'avenue mandrandele du quartier latin. Selon lui, cette voie publique qui a été asphaltée depuis des années, est toujours en parfait état jusqu'à ce jour. Au fa...